Sunderland

Il y a des pièces difficiles à décrire. « Sunderland » en fait partie. J’ai d’ailleurs mis du temps avant de me lancer… Cette pièce m’a tellement bluffée que je suis restée dedans pendant plusieurs jours sans vraiment pouvoir en parler. Et puis que vous dire ? Comment vous prouver que c’est génial et vous donner envie de la voir ? Avec une pièce de cette qualité, il faut bien choisir ses mots. Et moi, ça me met la pression comme pas possible.
J’y suis allée sans même connaître l’histoire. Simplement parce qu’un très bon ami me l’a conseillée et a insisté pour que j’y aille. Si aujourd’hui je peux avoir le même pouvoir qu’il a eu sur moi, j’en serais ravie.
C’est une pièce criante de vérité. On assiste au combat de deux sœurs orphelines que les services sociaux veulent séparer. Épaulée par leurs deux amis, la tenace Ruby et le grand gaillard au cœur d’ange Gaven, elles vont chercher un moyen de s’en sortir. Je préfère ne pas vous en dire trop et ne surtout pas gâcher votre plaisir de découvrir la pièce au fur et à mesure.
On se croit au cinéma, au fin fond d’une campagne anglaise où le chômage a le rôle principal. Du Ken Loach comme il est écrit sur les affiches. Mais ne vous méprenez pas, vous rirez quand même ! Et de bon cœur même.
Faites-moi confiance, c’est une pièce à voir absolument. Un grand bravo à l’auteur, Clément Koch, et à Stéphane Hillel pour sa mise en scène efficace, ponctuée de jolies trouvailles.
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