A tort et à raison [Concours]

On est en 1946, à Berlin. Steve Arnold, commandant charismatique et autoritaire, s’est donné un mot d’ordre: mettre enfin au jour les rapports entre le compositeur Wilhelm Furtwängler et le régime nazi.

A coups d’interrogatoires musclés, il va s’acharner sur le musicien, sous les yeux du jeune officier David Wills et de la secrétaire Jeanne Cremer. Tous deux, amoureux de la musique du compositeur, n’approuvent pas les méthodes du commandant. Ils cherchent non pas à le disculper mais à le comprendre, et peut-être même à lui pardonner…

 A tort à et raison_photo

Du même auteur que Collaboration, A tort et à raison est une pièce dont on sort troublé. L’auteur a cette sagesse de prendre à peine partie, il retranscrit simplement des faits réels. La pièce nous laisse ainsi sur nos confusions, et nos questions nous accompagnent même en sortant de la salle. Les musiciens avaient-ils une porte de sortie? Doit-on les condamner pour avoir continuer à vivre de leur passion?

Les comédiens servent parfaitement la complexité de la pièce. Francis Lombrail dans le rôle de Steve Arnold est excessif mais juste. Il a vu les horreurs de la guerre, il ne peut pas accepter sans s’emporter. En face de lui, Wilhelm Furtwängler (en passant, j’adore la sonorité de ce nom) interprété par Jean-Pol Dubois lui donne une réplique beaucoup moins vive mais lourde de sens. On sent dans ses silences qu’il est pris en otage par son propre passé. On notera également le rôle du second violon, interrogé lui aussi, qui nous montre que face à ce passé il n’y a de toutes façons pas de bonne réponse…

Après Collaboration en ce moment au théâtre La Madeleine et le film Le Pianiste dont il est scénariste, Ronald Harwood réussit encore à nous interroger, tout en sobriété, sur la place de la musique dans l’Histoire. Et les scolaires dans la salle semblaient avoir apprécié. « C’était trop bien madame ! », ai-je entendu au milieu des bravos des spectateurs.

J’ai pour ma part deux petits regrets. Le premier est la ressemblance avec Collaboration. L’angle des deux pièces est à peine différent et j’ai trouvé cela dommage. Autrement, je me suis demandée si un face à face sans seconds rôles n’aurait pas appuyé l’ambiance glaçante de ce huis clos…

Il n’en demeure pas moins que j’ai été chamboulée par A tort et à raison que je vous recommande vivement. D’autant plus que je serais très curieuse d’avoir votre avis en retour.

 

Et pour ce faire, je vous propose de gagner 2×2 invitations pour la représentation de votre choix ! Il vous suffit de me laisser un commentaire sous cet article (avec une adresse mail valide) avant le vendredi 15 mars 23h59. Les gagnants seront tirés au sort dans la journée du samedi.
Un grand merci au Théâtre Rive Gauche de m’avoir permis d’organiser ce concours. Bonne chance à tous !

En passant, n’hésitez pas à liker ma page Facebook.


EDIT du 16/03/13

Vous avez été 18 à participer au concours, merci à tous !

Les gagnants sont les 3ème et 18ème commentaires, à savoir Aurore M et Bernadette. Mesdames, je vous souhaite une très belle soirée au Théâtre Rive Gauche !

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