I/O, la gazette éphémère des festivals : cap sur Avignon !

Quelle aventure ! Cette édition Avignon 2015 a vu naître un nouveau bébé. Un bébé un peu fripé si on le chiffonne trop : un journal. Ce journal s’appelle I/O, j’ai eu l’honneur de participer à ce projet dès ses premiers pas et voulais vous en parler un peu plus.

Comment est-il né ?

Ce bébé n’a pas été déposé par une cigogne, mais figurez-vous qu’il est bien né grâce à un oiseau… Un oiseau bleu. Eh oui, c’est bel et bien sur Twitter qu’a vu le jour cette idée folle.
Depuis quelques années, les passionnés de spectacles vivants se rassemblent sur Twitter. On y partage nos sorties, et on suit celle des autres. On est ainsi tous les jours au théâtre en suivant Thomas Ngo-Hong dans sa recherche de l’adverbe parfait entre deux pâtisseries Fauchon, en découvrant les derniers émerveillements de Christine du Théâtre Côté Cœur, en vivant la passion d’Emmanuelle de l’Etoffe des Songes pour Shakespeare, en partageant les petits coups de gueule de Rick&Pick (bisous les gars !)… On y découvre aussi que Mordue de théâtre est une scientifique qui maîtrise aussi bien le programme de la Comédie Française que les équations de Bernoulli, que derrière les pages culture des Echos se cachent deux Philippe terriblement attachants, que Thomas Baudeau de Fous de théâtre rend inutiles tous flux RSS sur les sites des théâtres parisiens et bien d’autres plaisirs qui font mon quotidien depuis 4 ans maintenant.

De ces échanges virtuels passionnés a émergé naturellement l’envie de se réunir. J’avais lancé en 2013 sur Twitter un « Et si on buvait un coup TOUS ensemble ? » et les GladParty sont nées (le nom a d’ailleurs aussi été trouvé de façon collective sur Twitter) : des soirées dans les théâtres sans théâtre mais avec un verre à la main pour papoter tous ensemble. C’est un peu comme cela qu’est né I/O. Une autre façon de passer du virtuel au réel, du tweet au papier : « Et si on faisait un journal à Avignon ? ». C’est Marie Sorbier qui a eu cette idée folle et quand on voit le résultat et surtout l’énergie qu’elle a, on se dit qu’elle n’était pas si folle que cela (l’idée).
Elle s’est accompagnée d’un collaborateur de choc, Mathias Daval, et d’une graphiste talentueuse, Gala Collette. Tous trois se sont donnés corps et âme (je crois que j’exagère à peine) entre avril et juillet et ont embarqué avec eux une bonne partie de la twittosphère théâtre. Je les ai évidemment suivis avec enthousiasme dans cette aventure !

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I/O, pour In et OFF les deux festivals qui cohabitent à Avignon. Mais I/O aussi pour l’input et l’output : un outil de circulation de la richesse théâtrale, depuis ceux qui la créent vers ceux qui la reçoivent. Enfin I/O est un clin d’œil à la vache mythologique et à toutes les métamorphoses.
I/O, c’est toujours deux regards pour un même spectacle. Contradictoires ou pas, mais forcément complémentaires. I/O est un journal gratuit, dont le financement repose entièrement sur le soutien de partenaires publics, de sponsors et mécènes privés, et de la publicité.

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J’étais à Avignon pour la naissance du numéro 1 et j’ai pu partager avec l’équipe cette jouissance de voir aboutir un projet qui paraissait si ambitieux. Je me suis laissée prendre au jeu et ai usé de ma plume le soir, à la fraîche après une journée de festival bien remplie. I/O et toute l’équipe auront donné une sacrée dynamique à mon festival 2015 et je remercie Marie Sorbier de m’avoir entraînée dans cette aventure.

Amis festivaliers, I/O est distribué chaque jour un peu partout dans Avignon et vous pouvez le retrouver – ainsi que ses petits frères des jours précédents pour votre collection – à la Maison Jean Vilar. A distance, vous pouvez retrouver les PDF sur le site iogazette.fr :

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Et puisqu’on ne peut s’arrêter en si bon chemin, le journal nous fera vivre au quotidien d’autres festivals très prochainement. I/O, un journal éphémère qui a encore un long cycle de vie devant lui !

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