Catégorie : Festival d’Avignon

Bilan de mon festival d’Avignon 2015

Et voilà, Avignon c’est fini pour moi cette année… Après une semaine passée dans le plus grand marché du théâtre, le retour est un peu rude et la réalité du quotidien paraît bien vide après ce concentré d’émotions. La Parafe a dit récemment sur Twitter : « Quatre jours de ta vie à Avignon, c’est quatre mois de ta vie normale ». C’est tellement vrai, et même pire que cela. Avec 17 spectacles vus (11 dans le OFF, 6 dans le IN), j’ai vécu un paquet d’histoires et de sentiments, ça laisse des traces et on n’en sort pas indemne. Vivre ces spectacles en concentré, avec l’ambiance d’Avignon, rend l’expérience encore plus enrichissante et titille encore plus notre esprit critique. On ne consomme pas le théâtre de la même façon qu’au quotidien, il y a à Avignon plus d’attentes mais à la fois une légèreté qui laisse place à plus de surprises. Les corps sont reposés, les cœurs sont chauds… Tout est propice à faire de ce rendez-vous annuel un moment unique qui, au fond, nous change un peu.

Si mon histoire d’amour avec le IN n’a pas été une évidence des premiers jours – il a fallu 5 années pour que l’on s’apprivoise – j’ai vécu cette année de très beaux moments avec cette deuxième édition présidée par Olivier Py. On oublie la déception du Roi Lear, mais on n’oublie surtout pas la claque de Des arbres à abattre. Plus de 4h30 en polonais mais une atmosphère glaçante : des artistes en mal d’être qui nous scotchent sur nos sièges. A revoir sans hésiter à l’Odéon en juin 2016.

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Après cette claque, Les Idiots en a été une autre (sur l’autre joue). Une adaptation du film de Lars Von Trier complètement déroutante qui ne ressemble en rien à ce que j’ai vu jusqu’à alors. J’en suis sortie perturbée, sans avoir compris tout ce que j’avais vu mais en étant certaine que je m’en souviendrai longtemps.
Autres belles petites perles du IN, les Sujets à Vif qui chaque année font l’effet d’un Pac à l’eau au milieu de cette chaleur. Nichés au frais dans le jardin de la vierge du lycée Saint Joseph, on se dit que ces petites pastilles de 30 mn étaient exactement ce qu’il nous fallait. Mention spéciale pour Claire Diterzi et Dominique Boivin qui sont délirés à souhait dans Connais-moi toi-même.

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Côté OFF, voici un petit retour sur les 11 spectacles vus :

Sur la page Wikipédia de Michel Drucker, il est écrit que ce dernier est né un douze septembre à Vire – La Manufacture

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Sacré titre, n’est-ce pas ? A défaut d’être invité au Studio Gabriel, Anthony Poupard est un petit rat des champs. Il transmet sa passion dans les écoles et officie au Théâtre du Préau à Vire, commune d’un peu plus de 10000 habitants où est né… Michel Drucker. La boucle est bouclée ? Ce n’est pas si sûr, parce que la route est longue encore pour prouver au monde entier et surtout à sa famille que son métier est bel et bien comédien. En tout cas, nous à La Manufacture, on n’en a pas douté une seconde. Ce spectacle transpire la passion et surtout la créativité. Une belle découverte.

Mon billet dans I/O : Un canapé rouge.

 Au-dessus de la Mêlée – Le Petit Louvre

Au-dessus de la mêlée

Après « Une vie sur mesure », Cédric Chapuis nous propose (enfin ? ;)) une nouvelle création. Après avoir suivi la passion d’Adrien pour la batterie, nous suivons ici celle de Bastien pour le rugby. Si la batterie est venue à Adrien comme une évidence, ce n’est pas le cas du rugby pour Bastien… Petit garçon, il s’amusait suffisamment trop avec ses Barbie pour que cela inquiète son père. C’est comme cela que Bastien s’est retrouvé au milieu d’un terrain vert et face à un ballon beaucoup trop grand pour lui. Les années passant, il a découvert un monde sportif plein de fraternité, de challenge et de…. supportrices (enfin, d’une supportrice). Le petit Bastien apprend à se défendre et autour de lui la vie de ses coéquipiers continue…  C’est une belle histoire que nous raconte ici Cédric Chapuis, mis en scène par Mira Simova. Touchante, comme toujours, mais aussi très cocasse.

 

Ensemble – Théâtre La Luna

Ensemble

Autre auteur à succès du OFF, Fabio Marra revient avec une nouvelle comédie familiale comme on les aime. On suit ici la vie de Michele, grand garçon un peu « simple d’esprit » pour qui sa mère se sacrifie au désarroi de sa sœur Sandra… S’il est question de normalité et de valeurs familiales – à partir de quand doit-on lâcher prise et privilégier son épanouissement personnel ? – Ensemble nous invite aussi à nous interroger sur les non-dits qu’on s’impose dans un cercle pourtant si intime, la famille.

La pièce souffre un peu de rythme et je dois avouer ne pas avoir été transcendée par Catherine Arditi dont le jeu, même si très juste, contraste un peu avec l’intensité de celui de ses comparses, mais c’est néanmoins encore une très belle pièce de Fabio Marra.

Mon billet dans I/O : Une comédie sociale al dente !

Braises – La Manufacture

Braises

Gros coup de cœur pour cette pièce déchirante qui a tout ce que j’aime : des dialogues intelligents, une scénographie simple mais immersive, des comédiennes épatantes et une dramaturgie qui se dévoile petit à petit en nous crispant sur nos sièges… Leila et Neima sont deux jeunes filles de banlieue, prises au piège de deux cultures qui se battent en elles… L’un de mes moments les plus forts de ce festival 2015.

Mon billet dans I/O : Un coup dans le cœur

Finir en beauté – La Manufacture

Finir en beauté

A partir de documents très personnels – enregistrements audio, sms, photo… – Mohamed El Khatib nous raconte la mort de sa mère comme une confidence. Il est là, face à nous, et enchaîne les anecdotes comme s’il nous connaissait depuis toujours…
Depuis que j’ai couché mes mots de façon instinctive dans I/O, cette expérience a fait son chemin. Si elle m’ait paru trop brutale au départ, il m’en reste finalement le souvenir fort et doux à la fois du regard de Mohamed El Khatib.

Mon billet dans I/O : Langue frontale

D’autres vies que la mienne – Théâtre Le Cabestan

D'autres vies que la mienne

David Nathanson donne voix à Emmanuel Carrère. Dans son roman, Emmanuel Carrère nous raconte des drames dont il a été spectateurs (la mort d’un enfant, et la mort d’une jeune femme laissant enfants et mari) et qui l’ont amené à porter un regard différent sur ceux qui l’entouraient et sur la banalité de leur quotidien cerné par la maladie. Sur une mise en scène des plus sobres, David Nathanson nous en fait le récit. Quelque chose m’a échappée, je n’y ai vu que la banalité et l’émotion ne m’est parvenue que par petites touches. Les descriptions trop précises de la juridiction autour des crédits à la consommation ont eu raison de moi…

Chatons violents, Théâtre des Béliers

Chatons Violents

Quelle logorrhée ! Elle en a des choses à nous dire, Océanerosemarie. Je n’avais pas complètement adhéré à son précédent spectacle, La lesbienne invisible, mais j’étais curieuse de revoir ce sacré bout de femme sur scène avec un spectacle moins ciblé. L’entrée en matière est terriblement drôle, et après une bonne journée de festival il faut que dire qu’on a besoin de se détendre… Elle nous parle du couple, de qui fait la vaisselle quand on n’a pas un homme en face à qui donner des arguments féministes, de ses chats qui répètent des chorégraphies de Shakira devant la glace… Et très vite, le stand up survolté se transforme en meeting caricaturant ce qu’elle appelle les BBB : les Bons Blancs Bobos. Si c’est drôle au début et intelligent tout le long, j’ai fini par trouvé cela lassant et j’avais envie de crier « on a compris ! » comme une ado qui tenterait d’arrêter sa tata moralisatrice… Il n’en reste pas moins une sacrée nana, grande performeuse (je ne l’ai pas vu une seule fois boire de l’eau !) qui multiplie ses facilités de comédienne à ses talents d’écriture.

Une heure avant la mort de mon frère – Le Girasole

Une heure avant la mort de mon frère

Deuxième gros coup de cœur de ce festival OFF (vous vous souvenez du premier ? Parce que même moi je m’y perds…).
Après des années de séparation, Sally rend visite à son frère Martin condamné à mort. Ils ont une heure pour se retrouver et… se quitter. Un huis clos d’une intensité terrible. Enfants, Sally et Martin se sont protégé l’un l’autre face à la violence. Leur survie les a rapprochés plus que de raison et, dans cette cellule aux murs étouffants, toute la complexité et la tendresse de leur relation ressurgissent. Les projections sur les murs nous emportent dans leurs souvenirs. On notera un instant de grâce et de force inouï avec cette danse, expression sans mots des sentiments de deux grands enfants écorchés.

Viens on s’en fout – La petite caserne

Viens on s'en fout

Dis, ça commence quand ? Ça commence quand l’amour ? Jennifer Bailly en petit lutin/ange gardien/fée clochette nous raconte l’histoire de Leslie et Tristan (Déborah Ester et Serge Ayala) qui après avoir claqué la porte de leur boulot se retrouvent sur le même banc, avec la même tristesse mais aussi le même besoin vital d’y croire encore. Cette rencontre va les pousser malgré eux à s’évader et nous faire voyager dans un univers à la Michel Gondry fabuleux. Une comédie romantique qui se savoure comme un bonbon acidulé. Ça pique parfois mais c’est bon. Une bonne surprise de ce festival.

Contrebrassens – Théâtre Carnot

Contrebrassens

Une chanteuse-une contrebasse-Brassens, voilà la recette originale d’un petit concert fort agréable pour finir sa journée. Un seul regret : c’était trop court (45mn de chansons).

Réparer les vivants – Théâtre La Condition des soies

Réparer les vivants

Simon, 19 ans meurt dans un accident de voiture. Son cœur, encore vivant, peut remplacer celui de Claire, 50 ans. Emmanuel Noblet nous entraîne dans la course folle de cette transplantation. Réparer les vivants a la force de rendre humains tous les acteurs de ce pont entre la mort et la vie. Parents, infirmières, chirurgiens… Tous se dessinent devant nous, avec leur âme et leur histoire, et nous tiennent en haleine pendant une aventure si intime et si sensible.

C’est juste après cette pièce que j’ai sauté dans le train direction Paris, la fatigue dans les pattes mais le sourire aux lèvres après cette belle semaine.

Vivement l’année prochaine !

Et vous, quels sont vos coups de cœur de ce festival 2015 ?

Pas trop triste que ce soit fini ?

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I/O, la gazette éphémère des festivals : cap sur Avignon !

Quelle aventure ! Cette édition Avignon 2015 a vu naître un nouveau bébé. Un bébé un peu fripé si on le chiffonne trop : un journal. Ce journal s’appelle I/O, j’ai eu l’honneur de participer à ce projet dès ses premiers pas et voulais vous en parler un peu plus.

Comment est-il né ?

Ce bébé n’a pas été déposé par une cigogne, mais figurez-vous qu’il est bien né grâce à un oiseau… Un oiseau bleu. Eh oui, c’est bel et bien sur Twitter qu’a vu le jour cette idée folle.
Depuis quelques années, les passionnés de spectacles vivants se rassemblent sur Twitter. On y partage nos sorties, et on suit celle des autres. On est ainsi tous les jours au théâtre en suivant Thomas Ngo-Hong dans sa recherche de l’adverbe parfait entre deux pâtisseries Fauchon, en découvrant les derniers émerveillements de Christine du Théâtre Côté Cœur, en vivant la passion d’Emmanuelle de l’Etoffe des Songes pour Shakespeare, en partageant les petits coups de gueule de Rick&Pick (bisous les gars !)… On y découvre aussi que Mordue de théâtre est une scientifique qui maîtrise aussi bien le programme de la Comédie Française que les équations de Bernoulli, que derrière les pages culture des Echos se cachent deux Philippe terriblement attachants, que Thomas Baudeau de Fous de théâtre rend inutiles tous flux RSS sur les sites des théâtres parisiens et bien d’autres plaisirs qui font mon quotidien depuis 4 ans maintenant.

De ces échanges virtuels passionnés a émergé naturellement l’envie de se réunir. J’avais lancé en 2013 sur Twitter un « Et si on buvait un coup TOUS ensemble ? » et les GladParty sont nées (le nom a d’ailleurs aussi été trouvé de façon collective sur Twitter) : des soirées dans les théâtres sans théâtre mais avec un verre à la main pour papoter tous ensemble. C’est un peu comme cela qu’est né I/O. Une autre façon de passer du virtuel au réel, du tweet au papier : « Et si on faisait un journal à Avignon ? ». C’est Marie Sorbier qui a eu cette idée folle et quand on voit le résultat et surtout l’énergie qu’elle a, on se dit qu’elle n’était pas si folle que cela (l’idée).
Elle s’est accompagnée d’un collaborateur de choc, Mathias Daval, et d’une graphiste talentueuse, Gala Collette. Tous trois se sont donnés corps et âme (je crois que j’exagère à peine) entre avril et juillet et ont embarqué avec eux une bonne partie de la twittosphère théâtre. Je les ai évidemment suivis avec enthousiasme dans cette aventure !

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I/O, pour In et OFF les deux festivals qui cohabitent à Avignon. Mais I/O aussi pour l’input et l’output : un outil de circulation de la richesse théâtrale, depuis ceux qui la créent vers ceux qui la reçoivent. Enfin I/O est un clin d’œil à la vache mythologique et à toutes les métamorphoses.
I/O, c’est toujours deux regards pour un même spectacle. Contradictoires ou pas, mais forcément complémentaires. I/O est un journal gratuit, dont le financement repose entièrement sur le soutien de partenaires publics, de sponsors et mécènes privés, et de la publicité.

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J’étais à Avignon pour la naissance du numéro 1 et j’ai pu partager avec l’équipe cette jouissance de voir aboutir un projet qui paraissait si ambitieux. Je me suis laissée prendre au jeu et ai usé de ma plume le soir, à la fraîche après une journée de festival bien remplie. I/O et toute l’équipe auront donné une sacrée dynamique à mon festival 2015 et je remercie Marie Sorbier de m’avoir entraînée dans cette aventure.

Amis festivaliers, I/O est distribué chaque jour un peu partout dans Avignon et vous pouvez le retrouver – ainsi que ses petits frères des jours précédents pour votre collection – à la Maison Jean Vilar. A distance, vous pouvez retrouver les PDF sur le site iogazette.fr :

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Et puisqu’on ne peut s’arrêter en si bon chemin, le journal nous fera vivre au quotidien d’autres festivals très prochainement. I/O, un journal éphémère qui a encore un long cycle de vie devant lui !

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Avignon 2015, c’est parti ! Recommandations

Encore une fois pas mal de reprises dans ce OFF (et de re-re-re-reprises !) ou de pièces qui se sont jouées à Paris cette année.

Alors pour vous aider un peu dans cette galère, voici mes chaudes bouillantes recommandations :

Motobécane – Théâtre du Roi René

Motobécane

Bernard Crombey est parti d’un fait divers pour nous offrir cette histoire. Seul sur scène, il donne sa voix à un paysan naïf surnommé « Motobécane » et devenu malgré lui l’accusé montré du doigt après sa rencontre avec une petite fille sur le bord de la route… Avec un accent picard et des expressions aussi surprenantes que bouleversantes, il nous transporte dans l’aventure de deux êtres innocents et abîmés. On tend l’oreille, on essaie de comprendre et puis, on craint la suite…

Une vie sur mesure – Petit Louvre

Une vie sur mesure

Une vie sur mesure, c’est le spectacle dont je parle à qui veut bien m’écouter. Ce seul-en-scène est incroyablement bien pensé.

Il traite avec poésie de la passion et de la différence. On écoute cet Adrien Lepage nous livrer sa passion pour la batterie tout en nous dévoilant quelques morceaux de sa vie. On s’attendrit, on l’admire et on reste pendu à ses baguettes jusqu’au coup de caisse final…  C’est rare de ressentir autant de sentiments à la fois en un spectacle.

A voir également du même auteur : 23-F côté hublot au Théâtre des Lucioles.

La Liste de mes envies – Pandora

La liste de mes envies

Encore un seul en scène ! En interprétant lui-même le rôle de Jocelyne, Mikaël Chirinian a trouvé je crois la bonne parade pour nous montrer que La liste de mes envies n’est pas qu’un roman de gare. Cette adaptation donne une résonance terrifiante à ce récit de femme. A voir, surtout pour la mise en scène et pour le jeu de Mikaël Chirinian. Une performance.

Le Porteur d’Histoire – Théâtre des Béliers

Le Porteur d'Histoire

Depuis sa naissance aux Béliers d’Avignon en 2010, c’est la pièce à succès qui rafle tous les prix et monopolise toutes les conversations autour du théâtre.

Alexis Michalik nous fait voyager à travers le temps, à travers les livres… Il nous balade avec des histoires flirtant avec l’Histoire. On est emporté, désorienté et le voyage est tellement bon qu’il arrive à nous donner le vertige. A voir absolument.

Le cercle des illusionnistes – Théâtre des Béliers

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On prend le même génie, et on recommence ! Alexis Michalik nous transporte cette fois-ci dans l’histoire de la magie et des premiers effets spéciaux au cinéma. Ludique !

Les Chatouilles – Théâtre Actuel

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Il faut avoir le coeur bien accroché pour entendre et ressentir les Chatouilles d’Andréa Bescond… Seule sur scène, elle nous livre ses entrailles, ses traumatismes de petite fille devenue aujourd’hui une danseuse dont le corps n’a jamais oublié. Eric Metayer est venu apporter un peu de souffle dans ce témoignage poignant. Un texte que j’ai trouvé encore fragile l’année dernière mais qui m’a pourtant laissée paralysée à la sortie…

Souterrain Blues – Condition des Soies

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Yann Colette nous prend en otage. Nous, usagers du métro, nous retrouvons face à un homme dont le dégoût pour l’hypocrisie et l’ironie de la vie doit sortir. S’adresse-t-il vraiment à nous ? Parle-t-il de nous ? C’est troublant… Au fond, on semble se reconnaître. La seule issue : se laisser porter par le flow de ses mots.

Au Collège de la Salle l’an passé, je gage que la Condition des Soies fera résonner ce spectacle encore plus fort cette année.

Hømåj à la chonson française (Blond and Blond and Blond) – Théâtre Actuel

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Ces trois-là sont fou and fou and fou ! Un hommage à la chanson française par trois suédois (le sont-ils vraiment ?!) bercés toute leur enfance par la radio Nostalgie. Ils n’ont pas dû être bercés qu’à ça pour être aussi fous aujourd’hui. Un bon bol d’air frais à prendre au milieu de son séjour !

Les élans ne sont pas toujours des animaux faciles – Théâtre du chien qui fume

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Prenez trois jazzmen, saupoudrez un peu (beaucoup) d’absurde et vous obtenez un délicat spectacle dont on sort avec le sourire. Plutôt un bon programme, non ?

Hamlet, la fin d’une enfance – Au Magasin

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Un Hamlet en seul en scène dans le huis clos d’une chambre d’enfant. Voilà une trouvaille ludique et intelligente qui met l’accent sur les sentiments d’un « gamin » perdu au milieu d’une famille qui se déchire. Un beau travail qui peut se partager en famille.

Il était une fois… Le Petit Poucet

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Un autre spectacle qui se partage en famille, même avec des tout petits. Une joyeuse troupe revisite le conte de Perrault en chansons à la sauce Ogre de Barback. C’est frais, dynamique et bien interprété. Les plus petits se marreront, et les plus grand(e)s tomberont sous le charme du Petit Poucet et de ses acolytes.

Alors, tentés par ces spectacles ?

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