Catégorie : Un peu de moi

GBA 2013 : Merci pour votre soutien !

J’ai assisté à la cérémonie des Golden Blog Awards en 2011. Je suivais beaucoup de blogs et je tenais à tout prix à découvrir cet évènement qui récompense ceux qui nous donnent tant à lire ou à voir chaque jour.

La cérémonie était bien au-delà de ce que j’avais imaginé ! J’ai découvert un monde connecté dans lequel je trempais jusqu’alors timidement les pieds… Un monde qui me correspondait bien plus que je ne le croyais. Le cadre de l’Hôtel de Ville était magnifique, tout le monde avait son portable à la main et tweetait à tout va, les clichés postés sur Instagram ou ailleurs étaient projetés en direct sur écran géant un peu partout…

J’étais à l’époque fière d’être Community Manager pour l’application TvShow Time, et gladscope n’était à l’époque qu’un blog que je n’assumais pas trop…

2 ans et 700 followers plus tard, me voilà dans le grand bain. Mon ami Marwan a revu mon blog, il y a mis de la couleur partout, un logo et une petite touche féminine aussi. Ce relooking a ravivé ma plume.

C’est ensuite motivée par des amis que je me suis inscrite cette année sans grande conviction. Je peinais même à écrire la description de mon blog pour concourir… Oui, je n’ai pas d’autres ambitions que partager ma passion et donner envie à tous de passer de belles soirées au théâtre, mais mon blog reflète-t-il vraiment cela? Il y a tellement plus de choses que j’aimerais faire ici…

 

Quand j’ai appris que j’étais shortlistée, j’ai fait ma plus belle danse de la joie de l’année ! J’avais senti tellement de mobilisation pendant la période des votes que j’étais ravie que vos petits clics quotidiens aient payé ! Merci énormément pour votre soutien, vous avez fait fort : je suis arrivée 3ème sur 85 blogs dans la catégorie Paris par les internautes.

C’est maintenant un jury de professionnels qui va donner son verdict ce soir. Et il y a du lourd parmi les 10 shortlistés, des passionnants passionnés de Paris qui ne nous donnent qu’une envie : sortir toujours plus. Chacun nous apporte un regard différent sur cette ville dont j’ai toujours été amoureuse. Je vous invite à les découvrir de ce pas :

 

Dis moi Paris
Frelie
Paris, Maman & Moi
Parisian Touch
ParisianShoeGals
So many Paris

United States of Paris
Le blog à Paris
My Pretty Paris

 

Encore merci à tous pour vos clics, vous m’avez motivée comme jamais. Tendres baisers sur vos doigts.

Gladys

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Ode au Pariscope

photo-4Quand j’étais petite, ma mère achetait très souvent le Pariscope. Il trainait toujours sur la table ou sur le meuble du téléphone.

J’ai mis du temps avant de l’apprivoiser. Les pages étaient fines, en noir et blanc… J’avais l’impression de me salir les doigts rien qu’en le feuilletant.

Et puis très vite, j’ai compris que c’était de ce petit journal à quelques centimes que ma mère puisait toutes ses bonnes idées de sortie. Quand elle l’achetait, c’était comme une promesse pour moi. S’il est là, c’est que nous allons sortir ce week-end. Je me demandais ce que nous allions faire, quel nouveau lieu j’allais découvrir.

Je crois qu’elle faisait tout pour m’épuiser parce que j’étais moi-même épuisante. Pendant nos balades, elle me disait régulièrement « Saute ! ». Si je sautais haut c’est que j’étais encore (trop?) en forme, alors on continuait à marcher. Si j’en avais plein les pattes et que je ne sautais pas haut, c’est que je m’étais suffisamment dépensée alors on rentrait ! Je me souviens comme si c’était hier de l’effort que je faisais même à bout de force pour sauter le plus haut possible. Mais mes petites jambes me trahissaient, je ne pouvais bien souvent pas lutter.

Dès que j’ai su lire, ma mère m’a donné la lourde tâche de choisir moi-même notre sortie. « C’est à toi de me dire où on va, tu sais lire maintenant. Le Pariscope est là, regarde… et choisis. »

Vous imaginez ma réaction. J’ai boudé.

Et puis, puisqu’il le fallait bien, puisque je ne savais pas rester en place, j’ai essayé.

L’organisation de ma première séance cinéma était un grand moment. J’ai choisi le film, j’étais déjà fière de moi. Et là ma mère m’a dit « Cherche un cinéma qui le joue, et regarde les horaires. »

C’était compliqué ! Je parcourais les cinémas un par un, je lisais leur programmation linéairement pour trouver mon film. Maintenant, je sais qu’il y à plus simple. Mais ça m’occupait, et ma mère l’avait bien compris.

Parfois, quand je demandais « On va où? On fait quoi? Je mets quelles chaussures? », ma mère m’emmenait simplement au kiosque le plus proche. On revenait… je le feuilletais et… le temps que je me décide, il était déjà trop tard pour sortir.

Si je garde un doux souvenir de toutes les sorties que j’ai faites dans mon enfance, je garde un souvenir encore plus doux de leur organisation.

Quelques années plus tard, vers 15-16 ans, j’ai commencé à coller au mur de ma chambre mes places d’expo, de ciné, de théâtre, de concerts…

C’était mon Pariscope à moi. Alors un jour, j’ai écrit « Gladscope » sur un papier et je l’ai collé sur le mur. Au milieu de tous mes souvenirs.

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Petit cousin

Il y a quelques mois, j’étais dans le métro, perdue dans de longues pensées. Je pensais au bonheur d’être fier. Pas fier de soi, non, mais fier de quelqu’un. On peut être fier de ce qu’on transmet à nos enfants par exemple. Et puis un jour l’amour dépasse notre narcissisme et on devient fier de l’autre, de ce qu’il est, au-delà de nous. C’est un sentiment d’un pouvoir inouï, que les enfants mesurent peu je crois…

Au fil de ces pensées sur la ligne 13, j’ai écrit ce petit texte en rentrant d’une journée peut-être trop calme.
Il n’a aucune prétention littéraire, juste l’envie de partager ce qui se trame parfois dans ma tête. J’espère que vous apprécierez.

 

 

petitcousinC’est dimanche, vous déjeunez en famille.

C’est dans le jardin de votre deuxième tata du côté de maman que se passe cette réunion de saison. Petit cousin est là, c’est le dernier né de la famille. Il a un an et demi. Pendant que les vieux finissent leur sixième verre de Rosé en attendant le dessert qui n’arrive jamais, vous sortez discrètement de table et rejoignez petit cousin sur la pelouse. Il marche plutôt bien, vous vous mettez accroupi pour suivre ses mouvements. Il vous regarde de ses jolis yeux vifs. Hop, vous le rattrapez juste à temps avant la chute. « Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation dis-donc ! ». Ça le fait sourire. Vous commencez tout doucement à créer une complicité avec ce petit être. Si bien que de petits pas en petits pas, vous gagnez sa confiance : il vous suit. Il vous regarde, guette le moindre jeu qui pourrait sortir de votre imagination. Son attente va plus vite que vos idées, mais peu importe: tout ce que vous faites le fait marrer. Vous levez les mains au ciel, il en fait de même et éclate de rire. Vous les rabaissez vite au sol, et il rit de plus belle en reproduisant le geste. Bravo ! Bravo petit cousin. Vous captivez parfaitement son attention. C’est le moment de lui apprendre une chorégraphie, la Pietragalla des mains, ainsi font font les petites marionnettes. Le temps de vous la remémorer, de la refaire deux trois fois et victoire, il fait tout comme vous ! Ses petites mains tournent, tournent, et finissent dans son dos. Trois petits tours et puis s’en vont. Vous avez le sourire jusqu’aux oreilles et la refaites ensemble encore et encore. La fierté vous envahit, sans prévenir. Vous lui avez appris les marionnettes, et il a tout compris le coquin. Soudain, vous oubliez tout. La semaine difficile que vous venez de subir, l’angoisse de la semaine à venir… Cette dispute « pour rien » avec votre collègue. Cette nuit à y repenser, à culpabiliser. Et cette paperasse que vous avez encore oublié d’envoyer.

Tout ça n’existe plus le temps d’un rire. Vous êtes seul avec petit cousin qui ne se doute de rien… Il vous offre gratuitement son bonheur. Vous avez l’impression qu’il vous aime bien, qu’il vous fait confiance. Vous lui avez appris la comptine de tous les enfants, la comptine de tous ces longs repas de famille. Vous êtes si fier, votre sourire ne vous quitte plus. Ce n’est pas une fierté narcissique, oh non. C’est une fierté d’avoir appris quelque chose à quelqu’un. La plus belle des fiertés.

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