15 novembre 2015, #GladParty de Poche

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Vous l’attendiez avec impatience, la voici ! Le 15 novembre 2015, la GladParty fait son grand retour et s’invite au Théâtre de Poche Montparnasse.

La GladParty, qu’est-ce que c’est ?

Une rencontre conviviale autour d’un verre entre professionnels du théâtre, passionnés et curieux souhaitant découvrir cet univers.

Le Théâtre de Poche-Montparnasse, un haut lieu de création

Quel meilleur endroit pour fêter le théâtre qu’un théâtre lui-même ? Depuis l’année dernière, la GladParty s’invite dans les théâtres pour les faire découvrir autrement. Pour cette 6ème édition, nous allons oublier un peu les grands espaces et allons nous réchauffer tous ensemble au Théâtre de Poche Montparnasse.

Ses affiches colorées font mouche. Depuis la reprise du théâtre en 2012 par Philippe Tesson, le Théâtre de Poche-Montparnasse s’est très vite affirmé comme un haut lieu de la création théâtrale et a su fidéliser ses spectateurs grâce à la qualité de ses pièces. En témoigne le succès de The Servant, couronné par trois prix en 2015 : prix Beaumarchais du public , prix Laurent Terzieff de la critique et Molière du meilleur comédien pour Maxime d’Aboville ! (La pièce est d’ailleurs encore à l’affiche jusqu’au 8 novembre, foncez découvrir cette atmosphère si particulière.)

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C’est dans son petit foyer que toute l’équipe nous accueillera. Vous pourrez vous y restaurer et vous délecter de quelques bons vins et cocktails.

La soirée réservera également quelques surprises.

Je tiens à remercier chaleureusement Laurent Codair pour cette collaboration. Je suis ravie de continuer notre tournée des théâtres et de découvrir ainsi les diversités de chacun.

Avec des cadeaux !

Et parce que toutes les occasions sont bonnes pour être gâté, des places de théâtre seront à gagner pendant la soirée.

Comment s’inscrit-on ?

Si je pouvais, je vous mettrais tous dans ma poche, vous le savez bien ! Mais pour une fois, pour des contraintes d’espace et de sécurité, les participations sont limitées. Merci d’inscrire impérativement votre petit nom dans le formulaire ci-dessous. Vous pouvez réserver jusqu’à 4 places par personne si vous voulez embarquer vos amis !

Pour s’inscrire, c’est ici

Vivement le 15 novembre ! N’hésitez pas à faire passer le mot autour de vous. Comme d’habitude, je ferai de mon mieux pour que cette soirée soit mémorable.

Vous pouvez retrouver les photos des précédentes éditions sur Facebook.

Pour résumer :

Rendez-vous le 15 novembre 2015 à partir de 19h30 au Théâtre de Poche-Montparnasse

75, bd Montparnasse 75006 Paris

Inscription impérative ici

Dress Code : votre plus beau sourire

Amis théâtres, venez avec vos programmes et flyers

Si vous souhaitez faire gagner des places pendant la soirée, précisez-le en commentaire dans l’inscription ;-)

A très vite !

Passionnément,

Gladys

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Finir en beauté

La petite fiche
  • De Mohammed El Khatib
  • Par Mohamed el-Khatib
  • Avec Mohamed el-Khatib
  • Au Théâtre de la Cité Internationale
  • Du Du 28 septembre au 23 octobre
  • À 16€ (billetreduc)
  • 3/5

« Le monde se divise en deux parties égales, ceux qui ont perdu leur mère et ceux qui vont avoir mal de la perdre. »

Mohamed El Khatib voulait écrire un texte à partir d’entretiens réalisés avec sa mère. Le 20 février 2012, la mort interrompt tout. C’est à partir de ses enregistrements personnels à l’hôpital, de documents officiels, de messages téléphoniques, de photographies, de notes de carnet que Mohamed nous parle de cette épreuve de la vie qui l’a fait changer de camp, malgré lui.

Ce n’est pas un comédien qui se tient face à nous pendant 50 minutes, mais bel et bien un fils orphelin qui témoigne. Si une grande sincérité se devine dans sa voix et se lit dans ses yeux, c’est surtout dans les mots qu’elle prend toute sa forme. Des mots simples, des anecdotes d’individus, des faits.

À l’heure où Un obus dans le cœur – récit de cette même perte de celle qui nous a donné la vie, par Wajdi Mouawad, dont Mohamed a été l’assistant – a ému un large public, Finir en beauté propose des mots communs, sans jeu, sans intermédiaire. Que sommes-nous alors ? Toujours des spectateurs ?

J’ai pour ma part ressenti une certaine gêne sur le moment, je n’avais pas envie d’entendre ça comme ça. Plaie trop vive peut-être. Je me suis alors interrogée : notre sensibilité a-t-elle besoin d’être enveloppée de récit pour être touchée sans couler ? La « comédie » explicite apporte une pudeur qui nous laisse spectateur et nous prend moins à partie. On est ici à la frontière du théâtre. Le réel est l’essence même du travail de Mohamed El Khatib et prend une dimension encore plus singulière quand il s’agit de… lui-même. Pris entre une langue médicale hostile et une langue arabe intime, il nous en livre une troisième : frontale.

Quelques mois après (j’ai découvert Finir en Beauté cet été à Avignon), la gêne s’est dissipée et il me reste une sensation douce de ce moment partagé avec Mohamed El Khatib. Fragile mais douce.

C’est un projet fort et une expérience qui dépendra des sensibilités de ses confidents éphémères.

Le Théâtre de la Cité Internationale menacé de fermeture

 

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Aller à la rencontre de Mohamed El Khatib, c’est aussi, à sa façon, soutenir le Théâtre de la Cité Internationale dont l’avenir semble incertain. Théâtre majoritairement financé par le Ministère de la Culture et par la ville de Paris, il se voit amputé d’une grande partie de son budget : la Fondation de la Cité internationale universitaire de Paris (CiuP) diffère le recrutement d’une nouvelle direction et menace de diminuer son apport financier de près de 55%.
Ce théâtre qui soutient la jeune création, dont la programmation a toujours fait mouche et qui fédère des spectateurs et des artistes de tous horizons mérite notre soutien.

L’article du collectif du théâtre pour en savoir plus.

La pétition à signer.

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Bilan de mon festival d’Avignon 2015

Et voilà, Avignon c’est fini pour moi cette année… Après une semaine passée dans le plus grand marché du théâtre, le retour est un peu rude et la réalité du quotidien paraît bien vide après ce concentré d’émotions. La Parafe a dit récemment sur Twitter : « Quatre jours de ta vie à Avignon, c’est quatre mois de ta vie normale ». C’est tellement vrai, et même pire que cela. Avec 17 spectacles vus (11 dans le OFF, 6 dans le IN), j’ai vécu un paquet d’histoires et de sentiments, ça laisse des traces et on n’en sort pas indemne. Vivre ces spectacles en concentré, avec l’ambiance d’Avignon, rend l’expérience encore plus enrichissante et titille encore plus notre esprit critique. On ne consomme pas le théâtre de la même façon qu’au quotidien, il y a à Avignon plus d’attentes mais à la fois une légèreté qui laisse place à plus de surprises. Les corps sont reposés, les cœurs sont chauds… Tout est propice à faire de ce rendez-vous annuel un moment unique qui, au fond, nous change un peu.

Si mon histoire d’amour avec le IN n’a pas été une évidence des premiers jours – il a fallu 5 années pour que l’on s’apprivoise – j’ai vécu cette année de très beaux moments avec cette deuxième édition présidée par Olivier Py. On oublie la déception du Roi Lear, mais on n’oublie surtout pas la claque de Des arbres à abattre. Plus de 4h30 en polonais mais une atmosphère glaçante : des artistes en mal d’être qui nous scotchent sur nos sièges. A revoir sans hésiter à l’Odéon en juin 2016.

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Après cette claque, Les Idiots en a été une autre (sur l’autre joue). Une adaptation du film de Lars Von Trier complètement déroutante qui ne ressemble en rien à ce que j’ai vu jusqu’à alors. J’en suis sortie perturbée, sans avoir compris tout ce que j’avais vu mais en étant certaine que je m’en souviendrai longtemps.
Autres belles petites perles du IN, les Sujets à Vif qui chaque année font l’effet d’un Pac à l’eau au milieu de cette chaleur. Nichés au frais dans le jardin de la vierge du lycée Saint Joseph, on se dit que ces petites pastilles de 30 mn étaient exactement ce qu’il nous fallait. Mention spéciale pour Claire Diterzi et Dominique Boivin qui sont délirés à souhait dans Connais-moi toi-même.

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Côté OFF, voici un petit retour sur les 11 spectacles vus :

Sur la page Wikipédia de Michel Drucker, il est écrit que ce dernier est né un douze septembre à Vire – La Manufacture

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Sacré titre, n’est-ce pas ? A défaut d’être invité au Studio Gabriel, Anthony Poupard est un petit rat des champs. Il transmet sa passion dans les écoles et officie au Théâtre du Préau à Vire, commune d’un peu plus de 10000 habitants où est né… Michel Drucker. La boucle est bouclée ? Ce n’est pas si sûr, parce que la route est longue encore pour prouver au monde entier et surtout à sa famille que son métier est bel et bien comédien. En tout cas, nous à La Manufacture, on n’en a pas douté une seconde. Ce spectacle transpire la passion et surtout la créativité. Une belle découverte.

Mon billet dans I/O : Un canapé rouge.

 Au-dessus de la Mêlée – Le Petit Louvre

Au-dessus de la mêlée

Après « Une vie sur mesure », Cédric Chapuis nous propose (enfin ? ;)) une nouvelle création. Après avoir suivi la passion d’Adrien pour la batterie, nous suivons ici celle de Bastien pour le rugby. Si la batterie est venue à Adrien comme une évidence, ce n’est pas le cas du rugby pour Bastien… Petit garçon, il s’amusait suffisamment trop avec ses Barbie pour que cela inquiète son père. C’est comme cela que Bastien s’est retrouvé au milieu d’un terrain vert et face à un ballon beaucoup trop grand pour lui. Les années passant, il a découvert un monde sportif plein de fraternité, de challenge et de…. supportrices (enfin, d’une supportrice). Le petit Bastien apprend à se défendre et autour de lui la vie de ses coéquipiers continue…  C’est une belle histoire que nous raconte ici Cédric Chapuis, mis en scène par Mira Simova. Touchante, comme toujours, mais aussi très cocasse.

 

Ensemble – Théâtre La Luna

Ensemble

Autre auteur à succès du OFF, Fabio Marra revient avec une nouvelle comédie familiale comme on les aime. On suit ici la vie de Michele, grand garçon un peu « simple d’esprit » pour qui sa mère se sacrifie au désarroi de sa sœur Sandra… S’il est question de normalité et de valeurs familiales – à partir de quand doit-on lâcher prise et privilégier son épanouissement personnel ? – Ensemble nous invite aussi à nous interroger sur les non-dits qu’on s’impose dans un cercle pourtant si intime, la famille.

La pièce souffre un peu de rythme et je dois avouer ne pas avoir été transcendée par Catherine Arditi dont le jeu, même si très juste, contraste un peu avec l’intensité de celui de ses comparses, mais c’est néanmoins encore une très belle pièce de Fabio Marra.

Mon billet dans I/O : Une comédie sociale al dente !

Braises – La Manufacture

Braises

Gros coup de cœur pour cette pièce déchirante qui a tout ce que j’aime : des dialogues intelligents, une scénographie simple mais immersive, des comédiennes épatantes et une dramaturgie qui se dévoile petit à petit en nous crispant sur nos sièges… Leila et Neima sont deux jeunes filles de banlieue, prises au piège de deux cultures qui se battent en elles… L’un de mes moments les plus forts de ce festival 2015.

Mon billet dans I/O : Un coup dans le cœur

Finir en beauté – La Manufacture

Finir en beauté

A partir de documents très personnels – enregistrements audio, sms, photo… – Mohamed El Khatib nous raconte la mort de sa mère comme une confidence. Il est là, face à nous, et enchaîne les anecdotes comme s’il nous connaissait depuis toujours…
Depuis que j’ai couché mes mots de façon instinctive dans I/O, cette expérience a fait son chemin. Si elle m’ait paru trop brutale au départ, il m’en reste finalement le souvenir fort et doux à la fois du regard de Mohamed El Khatib.

Mon billet dans I/O : Langue frontale

D’autres vies que la mienne – Théâtre Le Cabestan

D'autres vies que la mienne

David Nathanson donne voix à Emmanuel Carrère. Dans son roman, Emmanuel Carrère nous raconte des drames dont il a été spectateurs (la mort d’un enfant, et la mort d’une jeune femme laissant enfants et mari) et qui l’ont amené à porter un regard différent sur ceux qui l’entouraient et sur la banalité de leur quotidien cerné par la maladie. Sur une mise en scène des plus sobres, David Nathanson nous en fait le récit. Quelque chose m’a échappée, je n’y ai vu que la banalité et l’émotion ne m’est parvenue que par petites touches. Les descriptions trop précises de la juridiction autour des crédits à la consommation ont eu raison de moi…

Chatons violents, Théâtre des Béliers

Chatons Violents

Quelle logorrhée ! Elle en a des choses à nous dire, Océanerosemarie. Je n’avais pas complètement adhéré à son précédent spectacle, La lesbienne invisible, mais j’étais curieuse de revoir ce sacré bout de femme sur scène avec un spectacle moins ciblé. L’entrée en matière est terriblement drôle, et après une bonne journée de festival il faut que dire qu’on a besoin de se détendre… Elle nous parle du couple, de qui fait la vaisselle quand on n’a pas un homme en face à qui donner des arguments féministes, de ses chats qui répètent des chorégraphies de Shakira devant la glace… Et très vite, le stand up survolté se transforme en meeting caricaturant ce qu’elle appelle les BBB : les Bons Blancs Bobos. Si c’est drôle au début et intelligent tout le long, j’ai fini par trouvé cela lassant et j’avais envie de crier « on a compris ! » comme une ado qui tenterait d’arrêter sa tata moralisatrice… Il n’en reste pas moins une sacrée nana, grande performeuse (je ne l’ai pas vu une seule fois boire de l’eau !) qui multiplie ses facilités de comédienne à ses talents d’écriture.

Une heure avant la mort de mon frère – Le Girasole

Une heure avant la mort de mon frère

Deuxième gros coup de cœur de ce festival OFF (vous vous souvenez du premier ? Parce que même moi je m’y perds…).
Après des années de séparation, Sally rend visite à son frère Martin condamné à mort. Ils ont une heure pour se retrouver et… se quitter. Un huis clos d’une intensité terrible. Enfants, Sally et Martin se sont protégé l’un l’autre face à la violence. Leur survie les a rapprochés plus que de raison et, dans cette cellule aux murs étouffants, toute la complexité et la tendresse de leur relation ressurgissent. Les projections sur les murs nous emportent dans leurs souvenirs. On notera un instant de grâce et de force inouï avec cette danse, expression sans mots des sentiments de deux grands enfants écorchés.

Viens on s’en fout – La petite caserne

Viens on s'en fout

Dis, ça commence quand ? Ça commence quand l’amour ? Jennifer Bailly en petit lutin/ange gardien/fée clochette nous raconte l’histoire de Leslie et Tristan (Déborah Ester et Serge Ayala) qui après avoir claqué la porte de leur boulot se retrouvent sur le même banc, avec la même tristesse mais aussi le même besoin vital d’y croire encore. Cette rencontre va les pousser malgré eux à s’évader et nous faire voyager dans un univers à la Michel Gondry fabuleux. Une comédie romantique qui se savoure comme un bonbon acidulé. Ça pique parfois mais c’est bon. Une bonne surprise de ce festival.

Contrebrassens – Théâtre Carnot

Contrebrassens

Une chanteuse-une contrebasse-Brassens, voilà la recette originale d’un petit concert fort agréable pour finir sa journée. Un seul regret : c’était trop court (45mn de chansons).

Réparer les vivants – Théâtre La Condition des soies

Réparer les vivants

Simon, 19 ans meurt dans un accident de voiture. Son cœur, encore vivant, peut remplacer celui de Claire, 50 ans. Emmanuel Noblet nous entraîne dans la course folle de cette transplantation. Réparer les vivants a la force de rendre humains tous les acteurs de ce pont entre la mort et la vie. Parents, infirmières, chirurgiens… Tous se dessinent devant nous, avec leur âme et leur histoire, et nous tiennent en haleine pendant une aventure si intime et si sensible.

C’est juste après cette pièce que j’ai sauté dans le train direction Paris, la fatigue dans les pattes mais le sourire aux lèvres après cette belle semaine.

Vivement l’année prochaine !

Et vous, quels sont vos coups de cœur de ce festival 2015 ?

Pas trop triste que ce soit fini ?

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