Avignon 2015, c’est parti ! Pré-sélection

Et voilà, dans quelques jours, on y est ! Avignon, ses affiches, ses spectateurs assoiffés de découvertes, ses terrasses, son soleil et… son satané casse-tête pour s’organiser. Plus de 1300 spectacles dans le OFF, près de 60 dans le IN, comment faire son choix ?

Côté IN

Portés par les belles surprises de l’édition précédente, cette année pour le IN, nous avons tout simplement laissé aller notre feeling en lisant le programme. Feeling malheureusement très limité par la disponibilité des places.

Voici ce que nous avons d’ores et déjà pu réserver :

 

Le Roi Lear – Palais des Papes

_le_roi_lear_crdl_15.06.15

Parce que Py, et parce que démarrer le festival à la Cour d’honneur du Palais des Papes devient vite un rituel agréable.

Tombouctou, Déjà vu – Théâtre Benoit XII

tombouctou_deja_vu_1400x975_laurent_philippe
Parce que une co-production du Volcan et du Phare, centre chorégraphique national du Havre…

Sujets à vif programme B – Jardin du lycée Saint-Joseph

jardin_de_la_vierge__c__craynauddelage_1400x975

Parce que les sujets à vif sont toujours une curiosité, et parce que le jardin du lycée Saint-Joseph est un écrin parfait pour ces performances.

Wycinka Holzfällen – La FabricA

photo_spectacle_1400x975_nathalie_kabanov

Parce que Avignon est un festival international, et que c’est le moment pour découvrir un spectacle en… polonais.

Les Idiots – Cour du lycée Saint-Joseph

spectacle_les_idiots_2_1400x975

Parce que Lars von Trier, et parce qu’après le polonais… place au russe !

Et enfin, nous n’avons pas eu de places pour le programme A des Sujets à Vif mais croyez en ma détermination, je ne vais pas me laisser faire comme ça ;-) !

Côté OFF

Le OFF, c’est une jungle dans laquelle il est difficile de s’orienter. Alors on parcourt les théâtres dans lesquels on a déjà laissé quelques émotions, les théâtres qu’on aimerait inaugurer, les succès de 2014 qu’on a loupés… Après tout ça, on se retrouve avec une liste d’une cinquantaine de pièces, qu’on affine, qu’on complète encore malgré nous… et qui nous fait nous arracher les cheveux jusqu’au jour J (et même encore après).

Voici donc la liste folle de mes envies (et de mes futures frustrations) :

Au-dessus de la mêlée – Petit Louvre

Braises – La Manufacture

Chatons violents – Théâtre des Béliers

D’autres vies que la mienne – Théâtre Le Cabestan

Des cailloux plein les poches – Théâtre du Chêne Noir

Des rêves dans le sable – Condition des Soies

Ensemble – Théâtre La Luna

Être ou paraître – Théâtre du Chien qui Fume

Finir en beauté – La Manufacture

Kokdu – Théâtre Du Balcon

Les Cavaliers – Théâtre Actuel

Les gens que j’aime – Girasole

Love and money – La Manufacture

Réparer les vivants – Condition des Soies

Sophia Aram (Le fond de l’air effraie) – Théâtre des Béliers

Sous la glace – Théâtre des Lucioles

Toi et tes rêves – Le petit chien

Viens, on s’en fout ! – La Petite Caserne


Et vous, qu’avez-vous prévu de voir ?

Mon planning pour me suivre à la trace :

Rejoindre la discussion

Kok Batay à la Maison des Métallos

La petite fiche
  • De Sergio Grondin
  • Par David Gauchard
  • Avec Sergio Grondin
  • Au Maison des Métallos, 94 Rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
  • Du 3 au 14 juin 2015
  • À 14€ / 10€ tarif réduit
  • 5/5

« Toutes les histoires valent la peine d’être racontées et seul le silence qui suit les histoires est important »

Sergio Grondin est un raconteur d’histoire. Mais pas n’importe quelles histoires. Avec toute sa poésie, il nous raconte celles de son île, La Réunion. A travers le portrait de l’écorché Johnny Le Rouge, un célèbre boxeur, Kok Batay nous emporte dans la vie d’un homme qui a laissé des traces. Des traces de violence, mais surtout des traces de manque.

Sergio s’adresse à nous. Sa voix et son charisme nous glacent. Il y a de la musique dans son art. La rage d’un rap, la musicalité d’un slam et l’enivrement de l’électro. On l’écoute, on attend la suite autant qu’on la craint.

sergio grondin

Une pièce poignante que j’ai découverte au Festival d’Avignon en 2013 et qui n’a pas quitté ma mémoire depuis. La pièce est courte, 1h, et se vit comme un coup droit. Ne la ratez pas : jusqu’au 14 juin à la Maison des Métallos !

 

Rejoindre la discussion

« André » au Carreau du Temple

La petite fiche
  • De Marie Rémond
  • Par Marie Rémond, Clément Bresson et Sébastien Pouderoux
  • Avec Marie Rémond, Christophe Garcia, Laurent Ménoret
  • Au Carreau du Temple
  • Du Du 3 mars au 20 mars, 20h30
  • 5/5

 andreEn partenariat avec la mairie du 3ème arrondissement, le Théâtre du Rond-Point s’exporte : deux fois par an, des pièces de jeunes créateurs ou des pièces ayant déjà été victimes de leur succès au Rond-Point font escale au Carreau du Temple, un ancien marché couvert fraîchement réaménagé en salle culturelle.

C’est dans le cadre de ce Festival « Hors les murs » que nous avons le plaisir de retrouver la pièce André,  grand succès du festival d’Avignon 2012 et de la saison du Rond-Point qui a suivi. Si vous l’avez manqué, c’est le moment ou jamais de vous rattraper.

Vous l’aurez peut-être deviné grâce à l’affiche, André est bel et bien un spectacle sur André… Agassi.

C’est en lisant son autobiographie, « Open », que Marie Rémond a eu l’envie d’écrire une pièce sur l’ex n°1 du tennis.

Avec André, Marie s’est servie un rôle en or. Parce que oui, la jeune auteur est allée au bout de son idée et interprète elle-même André Agassi ! Elle entraîne avec elle deux camarades de promo du Théâtre National de Strasbourg, Clément Bresson et Sébastien Pouderoux (de la Comédie Française), qui interpréteront tour à tour le père-coach-bourreau du champion, l’entraîneur, Brooke Shields, Steffi Graph…

Quand on sait qu’André Agassi disait dans sa bio détester le tennis, on comprend ce qui a pu les inspirer.

André est une pièce sur le talent, l’acharnement, le libre-arbitre, la pression des parents et le paraître. Être toujours bon et avoir l’air fort, même quand on ne l’est pas… On notera cette scène de grande qualité pendant laquelle les coachs d’André Agassi lui font répéter mille fois cette réclame « Bonjour, je m’appelle André Agassi ». Ce moment est un vrai régal, bien qu’il soit aussi tragique que drôle…

Je crois d’ailleurs que le contraste entre ces deux adjectifs résume assez bien la pièce. Ils mélangent en plus les genres: le réalisme vient parfois ternir une scène limite burlesque, c’est assez troublant mais très réussi. Et j’aime définitivement quand les comédiens jouent plusieurs rôles dans la même pièce, cela permet d’apprécier d’autant plus la diversité de leur jeu. Et bien-sûr, j’aime encore et toujours quand les femmes jouent des rôles d’hommes et vice-versa.

On ne dira pas comme d’un Pierre Niney en Yves Saint-Laurent qu’on la confondrait avec son personnage. Non, l’idée n’est pas là. L’idée est de se détacher du corps, de la voix et de la représentation exacte pour lire les émotions autrement : dans les yeux, dans les mots, dans les mains… C’est je crois ce qu’on appelle la distanciation au théâtre (les experts en parleraient mieux que moi !) et c’est un procédé que j’aime particulièrement. Se détacher du visuel, du réalisme pur pour laisser tout l’espace à l’imaginaire. C’est là, à mon sens, que l’art prend toute sa forme. Et c’est en cet aspect, et en beaucoup d’autres, que Marie Rémond est une grande comédienne et une auteure que je vous invite chaudement à découvrir.

©Mario-Del-Curto_IMG_1058

Sachez qu’il n’est en aucun cas nécessaire d’aimer le tennis pour apprécier cette pièce ! Je ne connaissais pas du tout André Agassi et j’ai été ravie d’en apprendre un peu plus sur lui. Pour la petite histoire, la pièce s’appelait initialement Agassi mais les droits ayant été refusés, le titre s’est transformé en cet énigmatique André.

Alors, on y fonce ?

 

Rejoindre la discussion
Haut de page