La GladParty s’est invitée au Théâtre Saint-Georges !

GladParty 3

La GladParty, qu’est-ce que c’est?

En quelques mots : théâtre, passion, découverte, rencontre, apéro !
Nous sommes toute une communauté de passionnés ou de professionnels de théâtre à échanger sur le web. L’idée est simplement de trinquer tous ensemble, d’échanger au-delà du virtuel et d’embarquer par la même occasion des curieux qui ont envie d’aller au théâtre !

Pour la 3ème édition, le 27 janvier dernier, la GladParty s’est invitée au Théâtre Saint-Georges ! Ce théâtre, situé sur une très jolie place du 9e, nous a fait l’honneur de nous ouvrir ses portes un lundi soir. Nous étions plus d’une centaine à célébrer le théâtre, et je remercie du fond du coeur Sabine et Adrien d’avoir tenté ce pari, de m’avoir fait confiance et d’avoir fait de cette soirée une si belle réussite.

Nous ne faisons pas que trinquer pendant les GladParty, nous vous gâtons aussi ! Une dizaine de théâtres ont soutenu l’événement et vous ont offert des soirées de rires ou d’émotions : merci au Théâtre du Palais-Royal, au Théâtre Rive Gauche, au Mélo d’Amélie, à La Michodière, au Théâtre du Petit St-Martin, à la compagnie Ucorne, à la Comédie Bastille, à La Colline, au Théâtre des Béliers et bien sûr au Théâtre Saint-Georges de m’avoir aidée à vous gâter.
La liste des théâtres partenaires est longue et vous ne pouvez pas savoir comme j’en suis ravie !
Merci également à ceux qui m’ont prêté leur sourire à l’accueil, et à ceux qui m’ont prêté leurs bras pour la préparation.

Encore merci à eux, et merci à tous ceux qui sont venus ce 27 janvier dernier. Vivement la prochaine ! La rumeur dit que la tournée de la GladParty dans les théâtres parisiens ne fait que commencer…

 

Retrouvez les photos de cette 3 ème édition ici.

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Invisibles – Théâtre des Quartiers d’Ivry

La petite fiche
  • De Nasser Djemaï
  • Par Nasser Djemaï
  • Avec David Arribe, Angelo Aybar, Azzedine Bouayad, Kader Kada, Mostefa Stiti, Lounès Tazaïrt et la participation de Chantal Mutel
  • Au Théâtre des Quartiers d'Ivry
  • Du 5 au 15 mars 2014
  • 5/5

Depuis que j’ai vu cette pièce à Avignon en 2012, elle ne m’a pas quittée… Elle repasse au Théâtre des Quartiers d’Ivry pour 10 dates seulement, ne la manquez pas.

Martin, 35 ans, vient de perdre sa mère. Celle-ci lui a laissé un coffret à remettre à son père qu’il n’a jamais connu…

Il va alors partir à sa recherche et se retrouver dans un foyer de vieux travailleurs immigrés d’origine algérienne.

Désemparé et à bout de nerf, Martin va être recueilli par quatre d’entre eux. Il va découvrir le rude quotidien de ces hommes, ces « chibanis* », qui tentent de s’en sortir en France tout en gardant une dignité et une image de réussite pour leur famille restée en Algérie.

 

Cette pièce est un vrai bijou. C’est sûr, les actions ne fusent pas.

Mais là n’est pas la force de l’auteur. Son grand talent est de nous faire vivre pendant 1h40 au rythme de ces retraités algériens. Il réussit à retranscrire une ambiance qui ne nous est pas forcément familière et à nous la faire adopter. On est dans ce foyer, on vit avec Driss, Hamid, Majid, Shériff et El-Hadj.

Et surtout on vit avec eux l’intrusion de Martin, « le jeune » comme ils l’appellent. Son désespoir mais aussi l’angoisse des secrets qu’il remue dans ce foyer sont plus que palpables. Et le silence dans la salle tout le long de la représentation en témoigne.

 

Nasser Djemaï, auteur et metteur en scène de cette pièce, réussit avec Invisibles un pari d’une grande qualité. Celui de nous ouvrir les yeux sur un monde qu’on connaît peu.

Les Echos ont d’ailleurs dit à ce propos: « Quand le théâtre dit le monde mieux qu’un documentaire c’est qu’il rime avec art. Bravo Nasser Djemaï ».

La mise en scène, les effets de vidéos « fantasmagoriques » et le texte sont d’une grande finesse. Ce foyer est leur enfer, et Martin a du mal à en sortir… En relisant le texte et surtout la préface, je me suis d’autant plus rendue compte que j’avais vu une belle pièce, une pièce jouant avec les références pour dessiner une réalité. C’est tout ce que j’aime au théâtre.

Invisibles

Je dois avouer que je partais avec une émotion d’avance. Ce monde, je le connais un peu puisque ces retraités algériens m’ont fortement fait penser à mon papa… Ils paraissent tellement authentiques, c’est troublant. Tout y est: la gestuelle, l’humour et même les fautes de français…

Quand la pièce s’est terminée, j’ai bien observé la salle et tout le monde semblait très ému. Les applaudissements étaient d’ailleurs très contenus au début. Puis au bout de quelques minutes, le temps que l’émotion laisse place à l’admiration sûrement, les gens se sont levés et ont crié des « bravos » sincères qui m’ont pris au cœur.

 

Vraiment, Invisibles est une pièce de cette rentrée que je vous recommande. Et si vous l’avez vue, je serais ravie d’échanger un peu plus sur nos ressentis.

 * "Chibanis" veut dire "cheveux blancs" en arabe, ce terme est utilisé pour désigner les vieux immigrés maghrébins.
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Cowboy Mouth à la Gaité Montparnasse

La petite fiche
  • De Sam Shepard & Patti Smith
  • Par Nicolas Tarrin
  • Avec Marie Barraud & Cali
  • Au Théâtre de la Gaîté Montparnasse
  • Du mardi au samedi à 19h, samedi à 16h30
  • À 11€ sur billetreduc
  • 4/5

Imaginez un poème

Un poème avec des monstres dehors et à l’intérieur

Un poème avec de l’amour
Un poème avec tout le reste aussi

Un poème où tout va bien
Un poème où tout va mal en même temps

Un poème avec des enfants
Des grands enfants
Qui jouent, qui inventent
Qui construisent
Pour mieux détruire

Imaginez une musique de Patti Smith
Imaginez de l’alcool. Fort.

Imaginez un beau voyage.

 

C’est ce que j’ai vécu il y a quelques jours à La Gaité Montparnasse.

 

On est dans une chambre du Chelsea Hotel, plongés dans l’ambiance new yorkaise des années 70. Cavale, une femme qui semble avoir perdu ses repères mais pas ses rêves, retient Slim en otage et veut faire de lui une star du rock. Elle n’est pas vraiment un bourreau, pas vraiment un cowboy, pas vraiment une criminelle. Il n’est pas vraiment une victime, pas vraiment un amant, pas vraiment un ami…
Patti Smith et Sam Shepard lors d'une représentation de Comboy Mouth en 1971

Patti Smith et Sam Shepard lors d’une représentation de Cowboy Mouth en 1971

 

Tous deux se racontent des histoires, se cherchent, tombent, se relèvent, se repoussent, se retiennent…
On assiste à leur passion. On imagine Patti Smith et Sam Shepard. Ils ont écrit Cowboy Mouth en deux nuits, et on sent la fièvre fugitive de leur collaboration.

 

Marie Barraud incarne une Cavale forte, ses émotions se lisent sur tout son corps.
Cali, plus hésitant, a cette candeur touchante. C’est un grand enfant qui monte sur les planches, un enfant qui a été touché par cette histoire et qui ne peut cacher son bonheur de jouer cette pièce.
Leurs intentions sont palpables, j’ai senti l’envie. Je me sentais, sur mon siège, autant impliquée qu’eux. J’ai eu des frissons d’émotion, j’ai été surprise, j’ai ri aux larmes… Je n’ai pas tout compris aussi, et c’est cette impression d’avoir rêvé avec eux qui m’a fait sortir de la Gaité revigorée. Et un peu ailleurs.

 

Si vous avez envie de rêver, ne manquez pas Cowboy Mouth.
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